
Statistiques sur la détox numérique et le temps passé devant les écrans 2025
Les résultats de 2025 sont intrigants. Les écrans font partie intégrante de notre quotidien : nous les utilisons pour le travail, la communication et les loisirs. Cependant, certains signes indiquent que les gens limitent leur temps d’écran. Le nombre total d’heures passées devant les écrans n’a pas vraiment changé, mais une analyse plus approfondie révèle quelques évolutions.
Table des Matières
Nous passons de plus en plus de temps devant nos écrans, notamment sur nos appareils mobiles. Certains pays affichent des niveaux de temps d'écran extrêmes, tandis que d'autres les enregistrent très bas. On observe également que certaines personnes se déconnectent complètement, pratiquent une détox numérique ou quittent les réseaux sociaux.
Globalement, un équilibre se dessine. Quel que soit leur âge, les gens acceptent le temps passé devant les écrans. Cela s'explique peut-être par la diffusion des technologies, mais aussi par notre propre rapport à la technologie. Ce rapport explore l'évolution de nos habitudes face aux écrans et ses implications pour l'avenir, à l'heure où l'intelligence artificielle s'intègre pleinement à notre quotidien.
Temps d'écran moyen quotidien dans le monde (2018-2025)

Si l'on considère l'ensemble de la situation, sur huit années de données relatives au temps passé devant les écrans, les internautes ont passé en moyenne un peu plus de 7 heures par jour en ligne.
Les données de GWI montrent une légère hausse pendant la pandémie de COVID-19, un réajustement à une « nouvelle normalité » et une légère résurgence ces dernières années, les outils basés sur l'IA rendant les activités en ligne plus rapides et plus pratiques.
Pour contextualiser, les données ci-dessous montrent le temps moyen passé par jour à utiliser Internet sur tous les appareils par les internautes âgés de 16 à 64 ans, tel que mesuré par GWI et rapporté dans les rapports phares de DataReportal.
La grande histoire
- Un équilibre pré-COVID d'environ 6 heures et 45 minutes par jour (2018-2020),
- Un pic lié à la COVID d'environ 7 heures par jour (2021-début 2022),
- Un repli en 2023, une légère hausse en 2024 et un quasi-aplatissement de la courbe en 2025.
Temps moyen quotidien passé sur Internet (h:min)
| Année | Heures : Min |
| 2018 | 6:49 |
| 2019 | 6:42 |
| 2020 | 6:43 |
| 2021 | 6:58 |
| 2022 | 6:53 |
| 2023 | 6:37 |
| 2024 | 6:40 |
| 2025 | 6:38 |
Source: GWI, via DataReportal. Remarques : les durées sont arrondies à la minute près et ces chiffres reposent sur des données ponctuelles pour chaque année (ou sur la donnée la plus proche disponible dans les séries Digital, Social & Mobile ou Statshot de chaque année). Une certaine variation d’un trimestre à l’autre est donc à prévoir. Cet indicateur est basé sur des données autodéclarées relatives à l’utilisation d’Internet sur tous les appareils par les internautes âgés de 16 à 64 ans.
Mon analyse
Selon moi, nous assistons à la stabilisation de la journée numérique. Le pic lié à la COVID n'a pas constitué un changement radical et permanent ; les internautes ont gagné en moyenne 20 minutes sur leur temps de connexion d'ici 2023 avec le retour au bureau, en classe et dans les transports en commun.
Toutefois, ce niveau de référence est aujourd'hui nettement supérieur à ce qu'il était avant la COVID-19, à environ 6 heures et demie par jour. Deux points importants sont à prendre en compte pour les développeurs d'IA dans ce contexte :
- Compression du temps, et non expansion du tempsLes outils basés sur l'IA n'allongent pas systématiquement la durée d'utilisation d'Internet ; ils raccourcissent souvent les activités (recherche, résumé, édition, etc.) en sessions plus courtes. On pourrait observer une augmentation de la fréquence des activités en ligne, mais pas nécessairement de leur durée. Ce sera une bonne nouvelle pour les services performants lors de sessions courtes et contextuelles.
- Une bataille pour quelques minutesL'IA pourrait aussi simplement modifier la façon dont les gens passent leur temps en ligne, plutôt que d'allonger la durée totale d'utilisation d'Internet. À mesure que les assistants vocaux s'intègrent aux messageries instantanées, aux recherches, aux documents, aux médias et à bien d'autres applications, le véritable enjeu réside dans la capture de précieuses minutes, notamment les minutes « transactionnelles » (achats, réservations, apprentissage, etc.). Si l'IA rend ces minutes plus efficaces et fluides, elle peut gagner du terrain sans impacter le temps d'écran global.
En résumé : il semble que le temps passé quotidiennement devant les écrans soit limité par des contraintes comportementales humaines, mais la manière dont ce temps d’écran est réparti reste encore à définir, et l’IA est déjà en train de changer la donne.
Temps d'écran par type d'appareil (2025)

Pour mieux comprendre le temps que nous passons chaque jour devant un écran en 2025, examinons sa répartition selon les appareils. Comme le montre le rapport Digital 2025 de DataReportal ci-dessous, l'utilisateur moyen mondial passe actuellement 3 heures et 46 minutes par jour connecté à Internet via ses appareils mobiles (téléphones et tablettes) et 2 heures et 52 minutes par jour via son ordinateur (portable ou fixe).
- Autre numéro: 57 % du temps quotidien passé en ligne
- Des ordinateurs: 43 % du temps quotidien passé en ligne
Source : Rapport Digital 2025 de DataReportal
Voici mon avis sur la question :
| Type de périphérique | Temps moyen quotidien | Part approximative du temps total passé en ligne |
| Appareils mobiles (smartphones/tablettes) | 3 h 46 min | ~ 57% |
| Ordinateur (portables/de bureau) | 2 h 52 min | ~ 43% |
Cette répartition par appareil met en lumière deux points essentiels : d’une part, il est indéniable que nous passons de plus en plus de temps sur nos téléphones portables, mais le fait que nous consacrions encore près de la moitié de notre temps numérique aux ordinateurs montre qu’il existe des cas d’utilisation pour lesquels nous préférons ou avons encore besoin d’écrans plus grands.
Qu’est-ce que cela signifie exactement ? Eh bien, en gros, nous avons tendance à privilégier notre mobile pour les micro-moments, par exemple lorsque nous avons besoin d’informations rapides ou de micro-divertissements, tandis que nous préférons les ordinateurs pour les activités plus productives ou immersives qui nécessitent toute notre attention ou un écran plus grand.
Si vous développez un nouveau produit ou service pour vos clients et que vous vous demandez comment exploiter les possibilités de l'IA, la part du temps passé sur mobile vous invite à imaginer de nouvelles expériences toujours connectées, de nouveaux services mobiles ou des outils contextuels… Mais la part du temps passé sur ordinateur nous rappelle de ne pas négliger les expériences dites « de détente », c'est-à-dire les moments où l'utilisateur est susceptible de passer plus de temps sur son appareil, car il se livre à des activités plus complexes telles que la création de contenu ou l'accomplissement de tâches.
En résumé : oui, il est essentiel de concevoir des expériences basées sur l’IA pour accompagner les utilisateurs à chaque instant, où qu’ils soient, mais il ne faut pas oublier de proposer des expériences adaptées aux cas d’utilisation où l’utilisateur dispose de plus de temps et de plus de choses à faire… Comme toujours, comprendre comment votre public cible répartit son temps entre ses différents appareils vous permettra de concevoir de meilleures expériences et d’adapter votre offre de services à ses besoins, ses cas d’utilisation et les moments qu’il partage.
Temps passé devant les écrans par région et par pays (2025)

Examinons maintenant la répartition mondiale du temps passé devant les écrans, par région, en 2025 :
Source : Temps d’écran moyen mondial, 2025 : 6 heures et 40 minutes par personne. Pays où le temps d’écran est le plus élevé : plus de 8 heures, voire plus de 9 heures par jour.
Voici quelques statistiques clés sur le temps passé devant les écrans, par région, et des exemples intéressants de pays :
Voici quelques observations et commentaires :
| Région ou pays | Temps d'écran quotidien moyen |
| Moyenne globale | ~6 h 40 min |
| Philippines (Asie) | ~5 h 21 min (mobile uniquement) |
| Brésil (Amérique du Sud) | ~5 h 12 min (mobile uniquement) |
| Afrique du Sud (Afrique) | ~5 h 11 min (mobile uniquement) |
| États-Unis (Amérique du Nord) | ~6 h 40 min |
| Pays à « forte consommation » (par exemple, certains pays africains ou sud-américains) | Jusqu'à environ 9 h 24 min (temps d'écran total) |
Aux Philippines, le temps passé sur les écrans mobiles est en moyenne de 5 h 21 min par jour. Le Brésil et l'Afrique du Sud arrivent ensuite, avec plus de 5 heures par jour. Certaines sources font état de temps d'écran extrêmes dans certains pays, pouvant atteindre 9 h 24 min. L'Amérique du Nord (par exemple, les États-Unis) affiche un temps d'écran total relativement moyen (6 h 40 min).
Mon analyse
Il me semble que la variation du temps passé devant les écrans selon les régions est fonction de facteurs à la fois structurels et comportementaux.
Sur le plan structurel :
Dans les pays où la pénétration du mobile est élevée, l'utilisation des ordinateurs de bureau diminue tandis que le temps passé sur les écrans mobiles augmente. À l'inverse, dans les pays où le coût des données est relativement bas ou où les options de streaming et de divertissement se développent rapidement, le temps passé sur les écrans est plus important.
Sur le plan comportemental :
Les facteurs culturels jouent un rôle. Dans les pays où la communication et les loisirs sont de plus en plus axés sur les réseaux sociaux, la messagerie et la vidéo, le temps passé devant les écrans sera plus élevé. À l'inverse, sur les marchés plus développés, ce temps pourrait être moindre, car la valeur de chaque heure supplémentaire passée devant un écran y est plus faible, sans parler de l'influence des réglementations, de la santé et du bien-être, ainsi que de la disponibilité d'alternatives hors ligne.
Pour l'IA (dans le contexte de cet article plus général sur les statistiques de l'IA), les implications sont les suivantes :
Lorsqu'on envisage des stratégies régionales pour les expériences basées sur l'IA, il est essentiel de comprendre qu'une solution unique ne peut convenir à tous. Sur les marchés où le temps passé devant les écrans est élevé (plus de 5 heures sur mobile), il existe un potentiel pour des micro-interactions continues, où l'IA peut fonctionner discrètement en arrière-plan lors de nombreuses interactions brèves avec l'appareil.
Sur les marchés où le temps passé devant les écrans est modéré (plus proche de la moyenne mondiale), il peut être judicieux de se concentrer sur la fourniture d'interactions à valeur ajoutée, en se demandant si l'IA peut aider les gens à tirer davantage profit de leur temps d'écran plus limité.
De plus, sur les marchés où le temps passé devant les écrans et la domination du mobile sont élevés, les expériences d'IA qui supposent un état « toujours allumé » et « toujours connecté » peuvent être couronnées de succès, tandis que sur les marchés où le temps passé devant les écrans est plus faible, il peut être nécessaire de concevoir en tenant compte des hypothèses relatives à la connectivité, à l'appareil, au coût et à la durée d'attention.
Je pense que la moyenne mondiale relativement modérée (6 h 40 min) masque une forte disparité, caractérisée par des variations considérables. Si votre organisation ambitionne de déployer des expériences basées sur l'IA à l'échelle mondiale, la compréhension et la prise en compte de ces variations peuvent constituer un avantage concurrentiel.
Répartition démographique de l'utilisation des écrans (âge et sexe)

Il est intéressant de constater que, concernant le temps passé devant les écrans, l'âge et le sexe ne sont pas égaux. Des données récentes montrent que non seulement les jeunes passent plus de temps devant les écrans que les personnes plus âgées, mais qu'il existe également des différences notables entre les sexes au sein de chaque tranche d'âge.
À l'échelle mondiale, le temps passé devant les écrans numériques par les internautes âgés de 16 à 64 ans s'élevait à 7 heures et 32 minutes par jour chez les jeunes femmes, contre 7 heures et 07 minutes chez leurs homologues masculins.
Parmi les internautes âgés de 55 à 64 ans, le temps passé devant un écran était en moyenne de 5 heures et 17 minutes par jour chez les femmes, contre 5 heures et 14 minutes chez les hommes.
Voici le détail des chiffres :
| Âge | Temps d'écran moyen des femmes | Temps d'écran moyen des hommes |
| 16-24 ans | ~7 h 32 min | ~7 h 07 min |
| 25-34 ans | ~7 h 03 min | ~7 h 13 min |
| 35-44 ans | ~6 h 25 min | ~6 h 40 min |
| 45-54 ans | ~6 h 09 min | ~6 h 05 min |
| 55-64 ans | ~5 h 17 min | ~5 h 14 min |
Commentaire de l'analyste
Ces données me révèlent quelques points intéressants sur le plan personnel :
- Les jeunes passent plus de temps devant les écrans : On constate une différence notable dans le temps que les jeunes (16-24 ans) passent devant leurs écrans par rapport aux générations plus âgées. Cela pourrait indiquer que leurs habitudes quotidiennes les amènent davantage à utiliser des plateformes en ligne comme les réseaux sociaux, le streaming vidéo et à utiliser plusieurs applications simultanément. En matière de technologies basées sur l'intelligence artificielle, cette tranche d'âge est probablement la plus encline à adopter les fonctionnalités interactives, tout en ayant sans doute les attentes les plus élevées concernant la facilité d'utilisation et l'innovation.
- Les différences entre les sexes existent, mais elles sont marginales : Il est intéressant de noter que les jeunes femmes (16-24 ans) passent légèrement plus de temps devant leurs écrans que les hommes, tandis que cette différence s'atténue avec l'âge. Cela suggère que, même si le genre n'est probablement pas un facteur déterminant du temps passé devant les écrans, il peut néanmoins jouer un rôle plus subtil, notamment lorsqu'il est combiné à d'autres variables comme le type d'appareil utilisé ou la nature du contenu en ligne consulté.
- Le temps passé devant les écrans diminue avec l'âge : L'analyse des données, après lissage des résultats par tranche d'âge, révèle une tendance générale à la baisse du temps passé devant les écrans après 34 ans. Le temps d'écran moyen des internautes âgés de 55 à 64 ans dépasse légèrement les 5 heures. Cette tranche d'âge pourrait nécessiter une plus grande simplification des fonctionnalités proposées, avec une moindre importance accordée aux options superflues et une plus grande importance accordée à des facteurs tels que la facilité d'utilisation, la transparence et la confiance.
Pour revenir au thème plus général de cet article sur les statistiques de l'IA, lorsqu'il s'agit de développer des outils, des interfaces ou des services basés sur l'IA, il ne faut pas supposer que le « temps passé devant un écran » soit une variable fixe.
Cela influencera la nature du langage de conception utilisé, la manière dont l'attention est répartie, le niveau de tolérance de l'utilisateur aux frictions, et bien plus encore.
De plus, ces facteurs varient selon l'âge et, dans une moindre mesure, selon le sexe. Ainsi, si votre solution basée sur l'IA cible un public plus jeune, vous pouvez raisonnablement supposer que vos utilisateurs auront le temps et la patience nécessaires pour l'explorer en profondeur. Intégrer des mécanismes d'itération, de gamification ou d'autres formes d'encouragement à l'exploration peut s'avérer crucial pour optimiser l'engagement.
En revanche, si vous ciblez une population plus âgée, l'accent doit être mis sur la simplicité et la rapidité d'utilisation, en accordant moins d'importance au côté ludique et davantage à l'éducation, à la transparence et à la confiance.
Globalement, l'âge (et dans une moindre mesure le sexe) des utilisateurs influence le temps passé devant les écrans, ce qui, à son tour, influence leur propension et leur capacité à s'engager dans des expériences en ligne basées sur l'IA.
Statistiques sur la réduction de l'utilisation des médias sociaux (2025)
Les premières indications en 2025 suggèrent que la consommation des médias sociaux, à l'échelle mondiale, pourrait plafonner, voire légèrement diminuer par rapport aux années précédentes. On observe notamment une baisse du temps passé, de la portée organique et de l'engagement. Bien que ces changements soient intéressants pour tous ceux qui suivent l'activité numérique humaine dans le contexte de l'IA et de l'automatisation, ils restent modestes.
En 2025, le temps moyen passé par personne sur les réseaux sociaux était d'environ 2 heures et 21 minutes par jour, soit légèrement moins qu'en 2024.
La portée organique sur la plupart des plateformes est en baisse : selon un rapport, la portée par publication sur Instagram a diminué de 12 % en un an pour atteindre environ 3,50 %. Les taux d’engagement sont également en baisse : un rapport indique que le taux d’engagement moyen par publication sur Instagram en 2025 est désormais d’environ 0,50 %, soit une chute de 28 % par rapport à 2024. Indicateurs d’utilisation et d’engagement sur les réseaux sociaux en 2025
| Métrique | Valeur |
| Temps moyen quotidien passé sur les réseaux sociaux | ~2 h 21 min |
| Taux de portée organique – Instagram | ~3.50 % (–12 % en glissement annuel) |
| Taux d'engagement des publications – Instagram | ~0.50 % (–28 % en glissement annuel) |
Conclusion de l'analyste
Selon moi, le problème n'est pas tant l'effondrement des réseaux sociaux que leur stabilisation. L'utilisateur moyen lève un peu le pied, peut-être par lassitude, par désir d'améliorer son bien-être numérique ou tout simplement parce que le temps qu'on peut y consacrer est limité.
La baisse de la portée et des taux d'engagement indique que les plateformes de médias sociaux sont de plus en plus saturées et que les marques devront redoubler d'efforts pour se démarquer. Quelles sont les conséquences pour les stratégies d'IA et les autres stratégies numériques ? Deux implications majeures se dégagent :
- Privilégier la qualité à la quantité. Alors que le temps passé sur les réseaux sociaux diminue (voire stagne), l'opportunité d'interagir avec votre public réside dans la proposition d'expériences pertinentes et enrichissantes, plutôt que dans la simple quantité. Les expériences basées sur l'IA, offrant une touche de personnalisation, de pertinence et peut-être de nouveauté, pourraient s'avérer plus performantes que les expériences classiques sur les réseaux sociaux.
- Les algorithmes des plateformes sont de plus en plus importants. Face à la baisse de la portée organique, la stratégie consistant simplement à publier davantage risque d'être moins efficace. Les outils d'IA capables d'optimiser le timing, le format, le contexte et la segmentation de l'audience deviendront probablement de plus en plus importants. Il pourrait également s'agir d'une opportunité pour faire évoluer une stratégie de diffusion vers une stratégie de service, en s'appuyant notamment sur les fonctionnalités d'IA intégrées aux réseaux sociaux ou aux applications.
En un mot: Les réseaux sociaux ne sont plus un terrain fertile pour l'augmentation du temps passé ; ils entrent dans une phase de saturation et d'optimisation. Si vous investissez dans des expériences d'IA liées aux plateformes de réseaux sociaux, il est bien plus judicieux de privilégier la qualité et la pertinence de l'expérience plutôt que de compter sur le temps passé pour booster votre visibilité.
Taux d’adoption de la détox numérique (2023-2025)

La détox numérique a connu une forte progression entre 2023 et 2025. Concrètement, il s'agit de s'abstenir d'utiliser des appareils et des écrans, généralement pour éviter l'encombrement numérique. Comme pour de nombreuses statistiques, quelques études seulement permettent d'appréhender partiellement cette tendance.
- Tendances de la détox numérique en 2024 : 64 % des personnes ont fait une pause numérique des réseaux sociaux (mais 49 % y sont revenues).
- Enquête de mai 2024 auprès des Allemands sur la détox numérique : 55 % des moins de 45 ans pensent utiliser leur smartphone plus que l'an dernier, et 84 % des 18-24 ans estiment l'utiliser trop.
- Détox numérique américaine 2023 : Selon la paramétrisation des limites d'écran : 80 % des utilisateurs de smartphones se fixent au moins une limite de temps d'écran.
Tableau : Adoption des activités de déconnexion numérique / de limitation du temps passé devant les écrans
| Année | Taux approximatif d'adoption / de comportement de respect des limites | Remarques |
| 2023 | ~ 80 % (utilisateurs ayant au moins une limite de temps d'écran) | Les utilisateurs américains de smartphones fixent au moins une limite. |
| 2024 | ~ 64 % (personnes faisant une pause des réseaux sociaux/écrans) | Chiffre mondial cité dans des statistiques plus générales sur le bien-être numérique. |
| 2025 | ~ (>80 % déclarent « avoir l’impression d’en consommer trop » et avoir l’intention de réduire leur consommation) | Par exemple, dans une enquête allemande : 84 % des 18-24 ans pensent qu’il y a surconsommation ; cela suggère une volonté de se désintoxiquer. |
Mes pensées
À l'avenir, on peut raisonnablement penser que la déconnexion numérique est devenue une pratique courante. Non pas que la moitié de la population abandonne ses appareils, mais plutôt qu'une grande partie de la population limite son temps d'écran, sans pour autant rechercher une déconnexion numérique totale.
Voici ce que cela implique pour les entreprises et les produits numériques basés sur l'IA : partons du principe que les utilisateurs définiront (et définiront déjà) des limites à leur expérience. À moins que votre service d'IA ne soit essentiel à un processus critique, considérez que les utilisateurs auront établi des règles.
Cela se manifeste par le fait que près de 80 % des utilisateurs de smartphones appliquent au moins une règle de limitation du temps d'écran. Autrement dit, si vous développez une expérience d'IA qui part du principe que vos utilisateurs sont constamment connectés et vous accordent une attention illimitée, elle risque de rencontrer une certaine résistance. Il est donc essentiel de partir du principe que les utilisateurs imposent, et imposent effectivement, des limites à leur utilisation.
Le désengagement structuré offre une opportunité. Les utilisateurs qui fixent des limites finiront toujours par revenir à leurs appareils ; il est donc possible de créer une expérience de « bienvenue au retour ».
Il existe peut-être aussi une opportunité de créer des micro-expériences qui peuvent être réalisées en peu de temps, plutôt que de nécessiter des heures d'attention.
Le niveau de déconnexion numérique varie selon les groupes démographiques et les pays. En Allemagne, 84 % des 18-24 ans interrogés estimaient utiliser leur smartphone de façon excessive.
Cela indique que les jeunes utilisateurs intensifs sont plus enclins à vouloir se déconnecter. Par conséquent, les fonctionnalités de bien-être numérique (comme le mode « Ne pas déranger », le mode « Concentration » ou les modes « Temps de pause ») sont plus susceptibles d'être utilisées par cette tranche d'âge. D'autres groupes démographiques pourraient être plus lents à adopter ces fonctionnalités, mais la sensibilisation progressera avec le temps.
Conclusion
La croissance constante des comportements de déconnexion numérique indique que notre interaction avec les produits numériques est en pleine mutation. Pour quiconque développe une expérience basée sur l'IA, il est essentiel de respecter les limites que les utilisateurs se fixent (c'est-à-dire leur volonté de limiter leur utilisation).
Il est également important de privilégier les interactions brèves et ciblées plutôt que de concevoir des expériences qui supposent une connexion permanente des utilisateurs. Cette tendance ne réduit pas la taille globale de votre marché potentiel, mais elle implique que vous devrez peut-être adapter vos interactions avec vos utilisateurs, notamment en termes de fréquence et de modalités.
Durée moyenne des périodes de détox numérique (2025)

Parmi ceux qui se déconnectent des écrans, la question de la durée de cette déconnexion est cruciale. Peu de données globales sont disponibles, mais une ou deux études récentes apportent des éléments de réponse pour 2025 :
- 35 % des personnes affirment faire des « courtes pauses » de détox numérique, d'une durée de quelques heures.
- 27 % ont entrepris des cures de désintoxication de plus longue durée (par exemple, une journée entière ou plus) au cours des derniers mois.
Le tableau ci-dessous présente les données disponibles :
| Durée de l'indisponibilité | Part des répondants | Remarques |
| Quelques heures (mini-détox) | ~ 35% | Pauses prises pendant la journée pour s'éloigner des écrans |
| Une journée entière ou plus | ~ 27% | Des événements de déconnexion plus soutenus ces derniers mois |
| Rechute ou reprise dans les 2 à 3 jours | Environ 51 % des personnes qui ont arrêté les réseaux sociaux |
Commentaires des analystes
Selon moi, les données montrent que la déconnexion numérique est majoritairement de courte durée, quelques heures seulement, plutôt qu'une abstinence totale et prolongée. Le fait que 35 % des personnes interrogées déclarent ne s'accorder que quelques heures de déconnexion me laisse penser qu'il s'agit davantage d'une pause que d'une abstinence complète. Les 27 % qui optent pour une déconnexion d'une journée ou plus représentent une part importante, mais restent minoritaires.
Si vous développez des solutions d'IA, qu'est-ce que cela signifie ? Les services doivent tenir compte de la brièveté des déconnexions numériques. Sachant que 35 % des personnes ne s'accordent que quelques heures de déconnexion, les solutions devraient privilégier les micro-sessions après une déconnexion, plutôt que d'exiger un retour pour une session complète. Le retour en ligne risque d'être bref.
Les solutions proposées doivent tenir compte du risque de rechute. Étant donné qu'environ 51 % des personnes ayant fait une pause numérique des réseaux sociaux y sont retournées dans les 3 jours, les solutions ne doivent pas supposer une réinitialisation complète. Les solutions basées sur l'IA, qui aident les utilisateurs à « revenir » grâce à des rappels, des incitations douces ou même une curation de contenu, pourraient s'avérer importantes.
Les services doivent s'adapter aux déconnexions numériques de durée variable. Il sera important de proposer des solutions capables de gérer des déconnexions de quelques heures, d'une journée entière (et potentiellement d'autres variantes). Ces solutions pourraient nécessiter différents états : « déconnexion rapide » et « déconnexion complète ». Différents niveaux de connectivité, notifications push et mise en cache du contenu seront alors nécessaires.
En résumé :
La déconnexion numérique en 2025 est une réalité, mais sa durée reste généralement modeste. Cette tendance est importante, car de nombreuses personnes choisissent de faire une pause, mais il est essentiel de prendre en compte la durée des sessions lors de la conception de solutions d'IA pour la relance, l'attention et la durée des sessions.
La mise en commun de toutes ces données dresse le portrait d'un monde où le temps passé devant les écrans s'est uniformisé, où subsistent des disparités régionales, où le sexe et l'âge jouent toujours un rôle dans ce temps passé et où la détox numérique est de plus en plus courante.
Mais surtout, les données sur le temps passé devant les écrans en 2025 montrent que les gens font des choix conscients. Si le temps moyen passé devant les écrans s'est stabilisé, le temps consacré à la déconnexion numérique est un indicateur bien plus important.
Que ce soit pour quelques heures ou une journée entière, le fait que les gens choisissent activement une déconnexion numérique témoigne d'un désir d'efficacité, de bien-être et de gain de temps. Et pour ceux d'entre nous qui travaillent dans le domaine de l'IA ou de l'analyse de données, cela devrait être un signal important.
Les solutions toujours plus chronophages ne sont pas forcément la voie à suivre. Il est préférable de privilégier l'enrichissement du temps disponible. La place qu'occupent les technologies, et notamment l'IA, dans une utilisation plus ciblée du temps passé devant les écrans revêtira une importance croissante. À bien des égards, c'est là le véritable enjeu du temps passé devant les écrans en 2025.
Pourcentage de personnes souffrant de fatigue visuelle (2025)
De plus en plus de personnes se plaignent de fatigue numérique due à un temps d'écran excessif. Elles ressentent des symptômes tels que fatigue oculaire, maux de tête et difficultés de concentration. En 2025, face à ce problème, beaucoup tentent une détox numérique. Le bien-être numérique est un sujet de plus en plus abordé dans la société.
Nombre moyen de fois où les gens consultent leur smartphone (2025)
Chaque jour, une personne lambda consulte son smartphone des dizaines de fois, souvent sans même s'en rendre compte, à cause d'une notification ou par simple habitude. En 2025, les données montrent que les gens, tous âges confondus, utilisent leur téléphone plusieurs fois par jour. On sait à quel point leur téléphone peut être addictif.
Impact du temps passé devant les écrans sur la qualité du sommeil
Plus on passe de temps devant les écrans, surtout avant de se coucher, plus la qualité du sommeil se dégrade. En effet, la lumière bleue émise par les écrans inhibe la production de mélatonine, l'hormone du sommeil, et rend l'endormissement plus difficile. En 2025, il est désormais établi que la qualité du sommeil et le temps passé devant les écrans sont étroitement liés, ce qui explique en partie pourquoi certaines personnes décident de se déconnecter du numérique le soir.
Pourcentage de personnes utilisant des applications de suivi du temps d'écran
De plus en plus de personnes installent des applications qui suivent leur temps d'écran afin de le réduire. Ces applications offrent une vision claire de nos habitudes quotidiennes et nous incitent à adopter une relation plus saine avec les écrans. En 2025, on constate que de plus en plus de gens utilisent ces applications, souvent comme première étape d'une déconnexion numérique.
Temps d'écran moyen par jour sur les réseaux sociaux (2025)
Les réseaux sociaux sont l'une des principales causes du temps passé devant les écrans. En 2025, les gens y consacrent plusieurs heures par jour : ils font défiler les publications, regardent des vidéos et discutent. Cela a un impact considérable sur leur productivité et leur santé mentale, et ils prennent de plus en plus conscience du temps qu'ils y passent et souhaitent le réduire.
Temps passé devant les écrans au travail vs. temps passé devant les écrans pendant les loisirs
En 2025, le télétravail contribuera à une augmentation importante du temps passé devant les écrans à des fins professionnelles. Le temps passé devant les écrans pendant les loisirs s'y ajoutera également. Ensemble, ces deux phénomènes entraîneront une utilisation excessive des écrans.
Pourcentage de personnes essayant de se déconnecter
En 2025, un pourcentage significatif de personnes s'efforcera activement de réduire leur temps d'écran. De plus, la durée de ces pauses varie, allant de courtes à plus longues. Le nombre de participants augmentera en 2025. Cette année-là, davantage de personnes tenteront la détox numérique. Cette popularité accrue s'explique probablement par une prise de conscience croissante des risques liés à la surutilisation des outils numériques.
Les bienfaits de la réduction du temps passé devant les écrans sur la santé mentale
En 2025, une déconnexion numérique pourrait contribuer à améliorer la santé mentale, et les personnes concernées font état de niveaux de stress, d'anxiété et d'épuisement professionnel plus faibles. Celles qui tenteront une déconnexion numérique constateront probablement une amélioration de leur bien-être mental en 2025.
Temps passé devant les écrans par les télétravailleurs en 2025
En 2025, les employés travaillant à distance déclarent passer le plus de temps devant les écrans. C'est un domaine où davantage de personnes tenteront une déconnexion numérique cette année-là.
Contrôle parental, temps d'écran des enfants et limites en 2025
Les parents surveillent et limitent de plus en plus le temps passé devant les écrans par leurs enfants. D'ici 2025, ils seront davantage attentifs aux habitudes numériques de leurs enfants. Davantage de foyers imposeront des limites au temps passé devant les écrans en 2025.
% des utilisateurs des médias sociaux qui font des pauses régulières
Les utilisateurs des réseaux sociaux s'accordent des pauses régulières d'Internet, allant de plusieurs jours à plusieurs semaines. En 2025, les personnes de tous âges pratiquent ces pauses régulières principalement pour préserver leur santé mentale.
Changement de productivité suite aux périodes de déconnexion numérique
Après une pause numérique, le temps de travail des utilisateurs a augmenté, de même que leur productivité globale, car les distractions sont moins nombreuses. En 2025, l'impact de la déconnexion numérique sur la productivité sera plus marqué pour la plupart des gens, avec un sentiment accru d'utilité dans l'exécution de différentes tâches, notamment en milieu professionnel.
Temps d'écran moyen avant le coucher (2025)
Corrélation entre le temps passé devant les écrans et le bien-être physique
Le paradoxe d'une « détox numérique » sur les réseaux sociaux
Initiatives de l'entreprise pour réduire le temps passé devant les écrans
Certaines entreprises ont commencé à instaurer des politiques telles que des journées sans réunion ou l'interdiction d'envoyer des courriels en dehors des heures de travail. D'ici 2025, les initiatives des entreprises visent à améliorer le bien-être des employés.
Temps d'écran hebdomadaire moyen des adolescents en 2025 (en heures)
Les adolescents, qui font partie des groupes démographiques passant le plus de temps en ligne, continueront d'afficher le temps d'écran le plus élevé. Ils consacrent un temps considérable aux réseaux sociaux, aux jeux vidéo, aux devoirs, et à d'autres activités. Ce constat soulève de nombreux débats sur la modération et ses effets à long terme sur la société.
Le pourcentage de personnes qui se sentent submergées par le nombre de notifications qu'elles reçoivent
Les notifications incessantes tout au long de la journée constituent une source fréquente d'interruption et de distraction pour de nombreuses personnes. Beaucoup d'utilisateurs se sentent submergés par leur nombre. Cela pourrait les inciter à désactiver complètement leurs notifications en 2025.
Les ménages où des zones sans téléphone sont mises en place
De plus en plus de familles aménagent des espaces sans téléphone dans leur maison, comme la chambre ou la salle à manger. En 2025, cette pratique favorisera les échanges familiaux et réduira les distractions.
Le pourcentage de personnes qui se fixent des objectifs pour réduire leur temps d'écran
De nombreuses personnes se fixent des objectifs quotidiens, comme limiter leur temps d'écran ou programmer des pauses. D'ici 2025, la définition d'objectifs deviendra une stratégie essentielle pour le bien-être numérique. Suivre ses progrès permet de respecter ses objectifs de temps d'écran.
Tendances futures du bien-être numérique (Perspectives 2030)
Le bien-être numérique restera probablement un sujet d'intérêt à l'avenir. Des technologies seront développées pour aider les individus à utiliser leurs appareils de manière plus responsable. Dès 2025, les premiers signes indiqueront que les gens commencent à utiliser les appareils avec plus de conscience. On peut donc s'attendre à une évolution des comportements d'utilisation.
Temps moyen quotidien passé sur les plateformes de streaming (2025)
Les plateformes de streaming représentent une part importante du temps passé devant les écrans. En 2025, les utilisateurs pourraient regarder plusieurs heures de vidéos par jour sur ces applications. Ce visionnage passif augmente le temps total passé devant les écrans et réduit le temps consacré à d'autres activités.
Pourcentage d'utilisateurs réduisant leur temps d'écran via les limites des applications
Aujourd'hui, de nombreuses personnes utilisent la fonction de limitation du temps d'utilisation des applications sur leur téléphone. Celle-ci limite automatiquement la durée d'utilisation de l'application. Le nombre de personnes qui configurent des limites d'utilisation des applications continuera de croître en 2025, illustrant ainsi une tendance à une utilisation plus raisonnée des appareils mobiles.
Différences de temps passé devant les écrans entre les jours de semaine et les week-ends
Il est fréquent que le temps passé devant les écrans varie entre la semaine et le week-end. En 2025, on peut s'attendre à ce que les gens regardent davantage de vidéos le week-end. Ces vidéos pourraient provenir d'applications de streaming, de jeux vidéo ou des réseaux sociaux. Cela illustre la différence de temps passé devant les écrans entre les jours de travail et les loisirs.
Pourcentage d'utilisateurs pratiquant des matins « sans téléphone »
De moins en moins de personnes consultent leur téléphone dès le réveil. Des études ont établi un lien entre cette habitude et une meilleure concentration. Les matins sans téléphone sont de plus en plus populaires en 2025. Cette pratique s'inscrit dans le cadre de la détox numérique et témoigne d'une prise de conscience accrue de l'usage que les individus font de leurs appareils mobiles.
Sources et références
- Rapport de données : Aperçu numérique mondial 2019
- Rapport de données : Rapport de synthèse mondial sur le numérique 2025
- Rapport de données : Sous-section Numérique 2025 – Tendances des appareils
- DemandSage: Statistiques sur le temps passé devant un écran
- Comparitech : Statistiques sur le temps passé devant un écran
- Lien de retour : Rapport statistique sur le temps d'écran
- DreamGrow : Statistiques de marketing des médias sociaux
- SocialInsider : Rapport sur la portée des médias sociaux
- Sprout Social : Statistiques des médias sociaux 2025
- ElectroIQ : Statistiques de la désintoxication numérique
- Perspectives Deloitte : Enquête sur l'utilisation excessive des smartphones et la détox numérique
- Guerre mondiale : Un consommateur sur cinq fait une détox numérique













